Accueil > Sports aquatiques > Le Nautile Plongée > Spécial Essouflement en plongée

Le Nautile Plongée

Spécial Essouflement en plongée

Share |

L’essoufflement en plongée est à prendre très au sérieux à cause de ses conséquences dramatiques s’il n’est pas traité à temps. Un plongeur essoufflé ne vide plus ses poumons, s’il fait une remontée panique, il risque une surpression pulmonaire accompagnée d’un accident de décompression. D’autre part, un plongeur essoufflé, dans un dernier réflexe de survie, peut se noyer après avoir arraché son embout qui le "gênait" pour respirer ! Là encore, une bonne compréhension du mécanisme permettra une bonne prévention.

Les poumons servent à la fois de pompe à air et de zone d’échanges gazeux. La pompe à air fonctionne en deux temps : inspiration et expiration. L’inspiration est un phénomène actif : contraction du diaphragme qui descend, contraction possible des muscles intercostaux. L’expiration naturelle est passive, c’est un relâchement musculaire : aucune force ne s’oppose plus à l’élasticité des poumons, qui se contractent alors en chassant l’air qu’ils contiennent. Les échanges gazeux ont lieu au niveau des alvéoles : l’oxygène de l’air pénètre dans le sang, alors que celui-ci déverse du gaz carbonique (CO2) dans les alvéoles. L’expiration chasse un air chargé en CO2 alors que l’inspiration apporte aux alvéoles un air riche en oxygène (O2). Si la consommation d’O2 augmente, la production de CO2 augmentera aussi car le CO2 est le résidu de combustion de l’O2. "L’hypercapnie" est le terme qui décrit une augmentation du taux de CO2 dans le sang. En cas d’hypercapnie, le centre de commande de la respiration (bulbe rachidien) va augmenter la fréquence ventilatoire dans le but de purger le CO2 efficacement.